L'actualité yoga : Avril 2020

L’actualité yoga présente un aperçu des événements marquants, intéressants ou insolites de la sphère yoga. Dans cette deuxième édition : allégations de harcèlement sexuel, le yoga pour lutter contre la COVID-19 et influence du yoga sur le niveau de testostérone. Revoyez la première édition, parue en mars 2020, ici.

L'actualité Yoga

Yoga Sivananda suspend l’enquête sur son fondateur

Le 14 avril, Le Devoir publiait la nouvelle. Pour rappel, depuis le mouvement #Meetoo, de nombreux témoignages de femmes ont engendré une prise de conscience internationale sur le harcèlement sexuel. En février dernier, Le Devoir annonçait des allégations de harcèlement sexuel dans l’organisation de yoga Sivananda. Ces allégations concernaient principalement le maître spirituel et fondateur du yoga Sivananda en Occident, Swami Vishnudevananda, décédé en 1993.

Or, en raison de la COVID-19, l’Organisation internationale de yoga Sivananda a suspendu l’enquête : " La suspension de l’enquête est devenue nécessaire en raison de la gravité de la crise actuelle de la COVID-19, qui a entraîné la fermeture des centres de yoga pour une durée indéterminée". Évidemment, les victimes et la communauté ont reçu cette nouvelle comme une douche froide. Espérons que la vérité éclate au grand jour...


Le permis d'un studio de hot yoga suspendu

En Colombie-Britannique, le permis d'un studio de hot yoga a été suspendu car son propriétaire émettait des affirmations trompeuses sur les effets du yoga chaud sur le virus. Il prétendait, entre autres, que le virus ne survivait pas à la chaleur. Ce faisant, il relayait une affirmation qui a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux. On a même vu des recommandations “de boire des breuvages chauds pour tuer le virus”. Présentement, ce fait est démenti et non, la chaleur ne tue pas le virus.

Toutefois, à la défense du propriétaire du studio de Yoga, il mentionnait que le yoga est un moyen de conserver un système immunitaire en santé, ce qui n’est pas faux. Enfin, on ne peut passer sous silence que le Yoga Chaud ou Hot Yoga a été fondé par Bikram Choudhury, rendu tristement célèbre par le documentaire Bikram : Yogi, gourou, prédateur.

Évidemment, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain et il y a du bon dans le yoga chaud, indépendamment de son fondateur. Simplement, il est important de faire preuve de discernement quant aux affirmations, parfois non démontrées, des effets du yoga sur la santé. À ce propos, la nouvelle suivante devrait apporter son lot d’espoir.

L’Inde commande des études scientifiques sur les effets du yoga pour lutter contre le virus

Le yoga pour lutter contre les virus ? L'idée n'est peut-être pas si folle que ça après tout. En effet, le yoga comporte de nombreux bienfaits et peut agir sur le système immunitaire, entre autres. Mais, au-delà des allégations, cela prend des études sérieuses.

C'est pourquoi le Department of Science and Technology de l'Inde a lancé un appel de projet scientifiques pour étudier les effets du yoga et de la méditation dans la lutte contre la COVID-19 et des virus similaires. Les projets devront étudier les effets du yoga sur le système immunitaire, le système respiratoire ou d’autres dimensions de la santé telles que le stress, l’anxiété ou la dépression reliés à l’isolement et à l’incertitude. Bien sûr, la recherche prendra du temps mais l’information demeurera disponible à l’avenir et viendra possiblement appuyer scientifiquement plusieurs allégations faites par le monde du yoga depuis des lustres. Histoire à suivre...

La pratique régulière du yoga pourrait diminuer le niveau de testostérone

Une nouvelle étude scientifique, publiée dans le Journal of the American Osteopathic Association, montre que la pratique régulière du yoga peut diminuer le niveau de testostérone chez les femmes. Pourquoi est-ce important ou intéressant ?

C’est que 5 à 10 % des femmes en âge de procréer souffrent du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), un dérèglement hormonal, qui se caractérise entre autre, par des niveaux élevés de testostérone dans le sang.

Bien sûr, il existe des traitements par médication mais ils ont souvent des effets indésirables. Les chercheurs voulaient vérifier si des approches non médicamentées, dont le yoga, pouvaient améliorer la situation.

Il ont découvert que trois pratiques de yoga d’environ une heure par semaine durant 3 mois résultaient dans une réduction de 29 % du taux de testostérone chez les femmes ayant le syndrome. Voir l’entrevue, en anglais ici.

À vous la parole

Vous aimeriez partager une nouvelle drôle, insolite ou intéressante sur la sphère yoga ? N’hésitez pas à me laissez un commentaire ci-dessous ou à m’écrire à : jerome@lemaitreyoga.com.

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