Comment améliorer sa flexibilité grâce à l’inhibition réciproque ?

Mis à jour : févr. 29

Découvrez une astuce toute simple pour améliorer votre flexibilité !


Le yoga améliore la flexibilité mais…

Hier, fidèle à ma tendance à vouloir comprendre les choses, j’étais à la recherche d’informations sur la flexibilité. La voie la plus simple est la suivante : tu veux être flexible ? Fais du yoga ! C’est un bon début, c’est vrai. Mais voilà, quand tu fais du yoga, voire beaucoup de yoga, et que la flexibilité te présente encore des défis (c’est mon cas), le conseil de « faire du yoga » atteint ses limites…

La flexibilité a ses limites...

Il faut dire que je pars de loin… Même quand j’étais enfant, mon médecin de famille était déjà un peu découragé par ma flexibilité « naturelle ». Adolescent, je me rappelle de mes échecs répétés lors de nombreuses séances de kinésithérapie, où l’objectif était simplement de s’assoir à 90 degré le dos au mur et les jambes allongées au sol. Plus récemment, c’est une physiothérapeute qui me montrait sur ses graphiques à quel point mes épaules manquaient de flexibilité…


À quelque chose malheur est bon puisque lorsque la flexibilité du corps n’est pas au rendez-vous, ça te permet très vite de travailler sur d’autres aspects du yoga, tels que le non-jugement et l’acceptation de soi, ce qui n’est pas non plus une mince affaire !

Mais revenons à nos moutons. Malgré ce chemin vers l’acceptation de moi, je caresse tout de même l’espoir d’améliorer ma flexibilité. En fait, je suis convaincu que je vais y arriver. Je dirais même que j’y arrive à chaque jour, un micromillimètre à la fois. À ce rythme-là, je ne suis pas rendu ; mais il paraît que le chemin est plus important que la destination…


Une astuce pourrait vous faire gagner en flexibilité

Comme je le disais donc, j’étais à la recherche de « trucs » un peu plus poussés que « fais du yoga ». Et c’est là que je suis tombé sur un article très complet de Fernando Pagés Ruiz dans le Yoga Journal (en anglais ici). Selon moi, cet article est une vraie mine d’or. Il m’a rappelé de nombreuses notions apprises lors de mes cours de biologie et de yoga mais surtout, il m’a permis de les mettre en lumière. Vous savez, un peu comme dans l’histoire où le personnage fait le tour de la planète à la recherche d’un trésor pour finalement se rendre compte que le trésor, ben il était juste devant ses yeux, caché dans son jardin…


Les muscles agonistes et antagonistes

Ces notions d’anatomie et de physiologie, je les connaissais en grande partie mais il manquait une connexion ou deux de mon cerveau à mon corps pour les intégrer pleinement. L’image la plus frappante de cet article pour moi a été la notion des muscles agonistes et antagonistes. Nos muscles sont en effet organisés de telle sorte que lorsque le muscle agoniste contracte, le muscle antagoniste relâche. Ainsi, si je plis le bras (pour montrer à quel point je suis fier de mes gros biceps ;), mon biceps contracte et mon triceps lui (le muscle en arrière), relâche. Or, jusqu’à la lecture de cet article, je n’avais pas pris pleinement conscience du réel relâchement du triceps dans ce cas-là.


Petit exercice

Faites l’exercice qu’il propose pour voir ! Placer votre tranchant de la main sur une table, en mode karaté, et pressez comme si vous vouliez découper la table avec la main. Maintenant, avec votre autre main, tâtez le dessus de la main qui presse, du bras qui presse et même le biceps… Alors ? Mou comme le gello à grand-maman, n’est-ce pas ?


L’astuce ? L’inhibition réciproque

Et alors me direz-vous ? Et bien vous pouvez profiter de cette réaction naturelle de votre corps, qui s’appelle l’inhibition réciproque pour favoriser l’étirement. Par exemple, si vous vous penchez en avant dans Uttanasana pour toucher vos orteils, et que vos orteils semblent de l’autre côté de l’Océan (sans jugement bien sûr…), contractez vos quadriceps (les muscles sur le dessus des cuisses), ce qui va automatiquement faire relâcher les Ischio-Jambiers (les muscles à l’arrière des cuisses). Et donc, théoriquement, vous devriez améliorer l’étirement puisque le muscle est relâché.


En conclusion

La question qui tue maintenant : est-ce que vous allez toucher vos orteils pour autant ? Probablement pas tout de suite… Mais ça semble quand même un bon début, voire une avenue prometteuse. Si ça vous intéresse, l’article est bourré d’autres trucs utiles. Quant à moi, je m’en vais tester cette méthode de ce pas… Et mes orteils n’ont qu’à bien se tenir !

Namasté !


edit : Cela fait maintenant plusieurs semaines que je pratique cette méthode et je suis toujours vendu ; je constate que cela fonctionne pour moi =) Bonne découverte !


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