Bonheur 101 : après quoi tu cours ?

« À trop chercher le bonheur, on devient malheureux » – Un Drôle de Maître Yogi.

Combien sommes-nous à rechercher le bonheur ? Parfois même, avec tant de frénésie qu’il nous glisse entre les doigts dès que nous croyons lui tenir le cou ? Si on pose la question qui tue dans une assemblée de 100 personnes (« qui veut être heureux ? »), combien vont répondre : « non, moi tu sais, le bonheur, ce n’est pas mon truc… » ? Il n’y a pas beaucoup de réponses plus unanimes que celle-ci. On veut tous être heureux !


À la recherche du bonheur

Or, entre vouloir et pouvoir, il y a un océan à traverser… Pire, notre embarcation n’est parfois qu’un simple radeau bisouné en écorce de bouleau… Dans ces conditions, comment trouver le bonheur ?

Dans cet article, je vous invite à explorer avec humour les méandres du bonheur. Dans le suivant, nous verrons le phare poindre à l’horizon, et les paroles des Grands Sages éclairer notre chemin (parce qu’il y a tout de même un peu de sérieux dans ce blog !). Voulez-vous un indice ? Je peux déjà vous affirmer que l’un des Grands Sages dirait :

« Le bonheur, c’est relatif ! » – Grand Sage mystère (à découvrir au prochain numéro).

Hé oui, le bonheur, c’est relatif ! Vous le savez, la conception du bonheur pour un nouveau-né, n’est pas la même que pour son frère ainé, qui n’est pas la même que pour son père, qui n’est pas la même que pour son grand-père ! Et vous savez aussi que l’on est tous unanime sur un point : on a tous le droit au bonheur. Au fait, aviez-vous déjà remarqué que le bonheur, c’est comme la dernière chips à l’apéro ? On pense tous qu’elle nous revient de droit ! Et pourtant…

Vous avez le droit de « chercher » le bonheur…

Le « droit au bonheur » est tellement ancré dans nos sociétés modernes, que même la déclaration d’indépendance des États-Unis d’Amérique clame haut et fort qu’on y a droit ! Enfin, pas exactement… La déclaration apporte une nuance subtile (qui est à l’origine de tant d’allergies juridiques ;)) :

« Nous tenons pour évidentes pour elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. »

Vous saisissez la nuance ? Vous n’avez pas vraiment le droit au bonheur, on vous laisse simplement le droit de le chercher ! Certains avocats diront même : cours toujours !

Conclusion numéro 1 : Ce n’est pas parce que tu as le droit de chercher le bonheur que tu vas nécessairement le trouver.

La question reste donc entière. Si j’ai le droit de chercher le bonheur et que je m’y mets, est-ce que je vais le trouver ? Roulement de tambours… « Eh bien oui, chère madame ! » Il n’y a qu’à voir les publicités de Loto-Québec pour s’en convaincre : « tous les gagnants du Loto ont participé » ! N’est-ce pas merveilleux tout ça ? Il suffit de participer pour gagner. Il suffit de chercher le bonheur pour le trouver…

Il suffit de jouer au loto pour trouver le bonheur, non ?

Mais attendez une minute… J’ai un doute tout d’un coup… Si tous les gagnants du loto ont effectivement participé, combien de participants ont effectivement gagné ? Ha, ha ! La voilà la pogne ! Loto-Québec aime jouer avec les mots. Bien sûr que tous les gagnants ont participé mais combien de participants ont gagné ? Infiniment peu en réalité… Pour le lotto max par exemple, tes chances de gagner sont de 1 sur 28 millions… Autant chercher une aiguille dans un champ rempli de bottes de foin !

Pire, le Jeune Retraité replace ces chiffres en perspective : tu as bien plus de chance de recevoir une météorite sur la tête (1 chance sur 700 000), d’être frappé par la foudre (1 / 1 million), de mourir de constipation (1 / 2 millions) ou de devenir président des États-Unis d’Amérique (1 / 10 millions), que de gagner au loto…

Je sais, les statistiques, c’est plate ! C’est bien plus excitant de remplir un petit billet de loto et de s’accrocher très fort à l’espoir qu’un jour, peut-être, on va gagner… Après tout, on dit que l’espoir fait vivre, non ? Désolé de péter ta balloune mais malgré tout l’espoir que tu y mets, les chiffres sont contre toi (à quelques millions contre un…).

De plus, même si tu gagnes, ce n’est pas dit que cela te rende plus heureux, malgré la croyance populaire… Il y a par exemple, cette étude scientifique (en anglais) de 1978, qui a démontré que les gagnants du loto n’étaient pas plus heureux qu’un groupe de personnes témoins ou cette autre étude de 2008, qui arrive à des conclusions similaires.

Conclusion numéro 2 : Ce n’est pas en jouant au loto que tu vas trouver le bonheur.


Comment trouver le bonheur ?

Le pire dans le bonheur, c’est de ne pas savoir par où il s’en est allé… Parfois, on a l’impression de l’avoir vu passer et puis pouf ! Il est reparti. Alors, on demande aux autres : « toi, l’as-tu vu passer ? » « Comment l’as-tu trouvé ? » « Que me conseilles-tu pour le garder ? ». Mais voilà, dans cette quête du bonheur, assurez-vous de vous adresser aux bonnes personnes car si beaucoup l’ont aperçu, peu l’hébergent à domicile. Ainsi, si tu demandais par exemple à un avocat de t’indiquer où trouver le bonheur, sa réponse pourrait ressembler à celle-ci :

« ça dépend des amendements inscrits au codicille du bonheur, qui lui-même ne peut qu’ajouter ou révoquer les dispositions testamentaires, elles-mêmes d’une portée bien évidemment limitée ».

T’as compris quelque chose ? Et bien, moi non plus et je n’ai (presque) rien inventé ! (Si tu veux t’en convaincre, tu peux lire la définition d’un codicille sur Wikipédia. D’ailleurs, Christophe Maé sortait d’une rencontre avec un juriste quand il a écrit « Il est où le bonheur » ;)).

Conclusion numéro 3 : Ce n’est pas en t’adressant à un avocat que tu vas trouver le bonheur.


Chercher le bonheur par téléphone…

As-tu déjà commandé une pizza par téléphone ? Je te recommande celles de madame Yolotte :

- Pizza-Yolotte, j’écoute ?

- Oui, bonjour madame, je voudrais une pizza !

- Oui, très bien. Une pizza à quoi ?

- Une pizza avec de la sauce tomate, pis du fromage dessus, ben normal.

- Ah, d’accord, vous voulez une Margarita ?

- Non, juste une pizza !

- Oui, j’ai bien compris. Mais vous voulez quoi sur votre pizza ?

- De la sauce, pis du fromage, comme je l’ai dit !

- Oui, donc ça monsieur, c’est ce qu’on appelle une pizza Margarita.

- Hé là, la Pizza-Yolotte ! Lâche ton Becherel pis fait moi une pizza, ben simple, ça suffira !

- Votre croûte, vous la voulez comment ?

- Attend, je réfléchis… Tiens, je vais la prendre croûtée, pour changer !!

- Non, je veux dire, voulez-vous qu’on la fourre avec du fromage ou vous la préférez croquante ?

- J’aurais ben des choses à dire là… mais je vais prendre la croquante ! Je veux juste une pizza croquante, madame Yolotte, avec de la sauce, pis du fromage. Pis si c’est pas trop demandé, j’aimerais bien réceptionner ladite pizza aujourd’hui même !

- Alors va pour croquante. Ah oui, j’allais oublier… Voulez-vous une croûte mince, fine ou épaisse ?

- L’épaisse me tente, d’un coup, là !!!

- Pardon ?

- Non, j’ai dit : hé bé, ça m’tente, c’est fou, là !! C’est quoi la différence entre la croûte fine et la croûte mince ?

- Ah ça monsieur, ça ne tient qu’à un fil !

- Vas-y pour l’épaisse alors ! Ben, ben épaisse !!

Le bonheur, c’est comme une pizza. Pour en être satisfait, il faut que tu saches ce que tu veux mettre dessus !

Vois-tu, le bonheur, c’est comme la pizza de madame Yolotte. Certains l’aiment avec des anchois et d’autres avec des olives. Certains la prennent extra-fromage, extra-viande, extra-oignon, extra-toute, et d’autres la prennent végé sans oignons, sans champignon et sans poivrons (une Margarita quoi…). Et pour les indécis, on peut même commander des moitiés/moitiés. Wow, le bonheur !

Conclusion numéro 4 : Le bonheur, c’est comme une pizza ; pour en être satisfait, il faut que tu saches ce que tu veux mettre dessus !


C’est quoi le bonheur ?

C’est quoi le bonheur pour toi ? Hou là… Je viens de te coincer. Tu ne t’attendais pas à une question si philosophique sortie d’un article sur la pizza ! (et en plus, dans le prochain numéro, on parle jambon…). D’une part, sache que les pizzérias 24h/24 sont des hauts-lieux de la philosophie montréalaise, surtout le samedi soir, passé 3h, à la sortie des bars et des boîtes de nuit. Ça philosophe raide sur le Plateau à cette heure-là ! D’autre part, c’est dans une pizzéria que j’ai découvert que ce qui nous séparait des souris ne tenait qu’à un fil ! (Il n’y a qu’à voir Madame Yolotte pour s’en convaincre.) En effet, notre ADN est à 97,5 % identique à celui d’une souris !


Seulement 2,5 % de notre ADN nous différencie de ces petites bêtes…

Et après, on s’étonne de tourner en rond quand vient le temps de chercher le bonheur ! Est-ce que la souris dans sa roue sait après quoi elle court ? Non ! Et ça ne l’empêche pourtant pas de courir !! Et bien nous, c’est pareil, on ne sait pas après quoi on court et pourtant, ça ne nous empêche pas de courir. 


Alors, je te le demande : « après quoi cours-tu ? »


FIN.

Et ben mince, ça termine raide de même ?! Ben, tu t’attendais à quoi ? À ce que je te livre la recette du bonheur sur un plateau d’argent ? Que nenni ! Le bonheur, ça se désire ! Le bonheur, ça se cajole ! Le bonheur, ça fait son difficile quand vient le temps de mettre le pied dans une nouvelle maison !! Mais rassure-toi, bientôt, je te dévoile tout. Dans le prochain numéro, on le déshabille, ce foutu bonheur ! En plus, on découvre après quoi on court ; on dévoile le Grand Sage mystère ; et on se laisse inspirer par les Grands Sages de ce Monde !

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