Yoga : pourquoi aucun homme ne devrait en faire ? (et pourquoi j’en fais !)

Mis à jour : févr. 29

Dans cet article, j’ai décidé de m’attaquer avec ironie à un préjugé monumental : «  Le yoga, c’est pour les femmes ! ». Vous êtes prêts ?

Le yoga, c’est pour les femmes !

Pour parodier un célèbre chanteur français (Patrick Juvet), j’ai envie de crier « où sont les ho-o-o-ommes, avec leurs justaucorps de cho-o-o-o-c ? ». Parce que oui, je suis un homme. Oui, je fais du yoga. (Sans justaucorps). Et ici en Amérique, quand on est un homme, on ne fait pas de yoga ! Même si cette discipline devient de plus en plus populaire, il reste que les femmes représentent plus de 70 % des pratiquantes (voir l’étude, en anglais).



Qu’importe que l’histoire du yoga soit jalonnée par de Grands Hommes (Sri Krishnamacharya ou B. K. S. Iyengar, pour ne citer que ceux-là). Qu’importe qu’en Inde, pays d’origine du yoga, la tendance soit inversée et que près de 70 % des pratiquants soient des hommes (voir l’étude, en anglais) ! Ici, en Amérique, quand tu es un homme, tu ne fais pas de yoga ! Tu fais un sport « d’homme » ! Comme du hockey par exemple. C’est très masculin le hockey :0).


Ah ben mince, il y a aussi des femmes qui font du hockey (voir les statistiques, en anglais)… Qu’importe, tu vois ce que je veux dire, un sport de dur à cuire, un sport de « vrai » ! Ici, en Amérique, si tu es un homme et que tu fais du yoga, attends-toi à porter une de ces deux étiquettes : ou ben t’es gay, ou ben t’es en chasse ! Non pas qu’il n’y ait pas des uns ni des autres au yoga, je suppose. Comme partout ailleurs, remarque. Mais de là à dire que cette discipline est un club select, exclusivement réservé aux femmes…

Abandonne avant qu’il ne soit trop tard !

Alors, à toi l’homme qui fait du yoga et qui s’expose jour après jour au risque de se faire poser une étiquette, je dis (…attention… je répète… ironie…) : abandonne avant qu’il ne soit trop tard ! Abandonne avant que l’on ne t’appose une étiquette qui va, à coups sûrs, détruire ta vie. Car c’est bien connu, l’avis des autres est « tellement » important… Que serait-on sans l’avis des autres ? De pauvres brebis galeuses à l’écart du troupeau. Non, vraiment, c’est bien mieux de rester dans le troupeau, bien au chaud dans nos préjugés. En sécurité parmi les autres boucs.


Si ce n’était que des étiquettes, passe encore… Avec le temps, on arrive à s’habituer. Mais comme si ça ne suffisait pas, le yoga comporte également de graves dangers ! Alors, je te le redis, toi l’homme à l’étiquette, abandonne avant qu’il ne soit trop tard. Abandonne avant que tu ne puisses t’échapper du côté obscur. Car plus tu attends et plus ce sera difficile… voire impossible. Après tout, si Anakin Skywalker n’a pu s’en sortir, veux-tu ben me dire comment tu vas y arriver ?

Le yoga : en 3 risques

Si malgré tout tu t’acharnes à poursuivre sur la voie du yoga, voici ce à quoi tu t’exposes.

Risque # 1 : Y prendre goût…

Tu risques d’y prendre goût et ça y est, c’est le début du cercle vicieux de la yoga-dépendance ! As-tu déjà réussi à ne manger rien qu’une seule chips dans toute une soirée ? Rien qu’une ?? C.Q.F.D.* (N.B. : si cela t’arrive, sache que j’ai le projet de créer une ligne de support gratuite pour la yoga-dépendance masculine.)

Risque # 2 : Te remettre en forme…

Tu risques de te remettre en forme et ça non plus, ce n’est pas tip-top… Si ta blonde découvre que maintenant, il te reste de l’énergie après une journée de boulot, elle risque de te casser les parties délicates pour que tu l’assistes à la maison. Tu peux déjà dire adieu à tes jeux vidéo et tes soirées de hockey ! Car oui, il est encore possible de combiner des passions d’apparence opposées, telles que le yoga et le hockey. Mais rassurez-vous, bientôt, le « code du yoga » interdira cette hérésie ! À moins que ce ne soit le « code du hockey » qui le fasse en premier…

Risque # 3 : Chasser les nuages dans ta tête

Franchement, je ne sais pas ce qui est pire. Retrouver la forme physique ou la forme mentale ? Si tu n’y prends garde, le yoga risque de chasser certains nuages gris dans ta tête (voir cette étude par exemple, en anglais). Les petits coups de blues risquent de devenir moins fréquents ou moins intenses. Et tu ne veux pas ça, oh non ! Car à mesure que les nuages vont disparaître, tu risques de choper un coup de bonheur. Et le bonheur, ça fait chier. Enfin, surtout les autres. Et si ça les fait chier, tu peux être certain qu’ils vont te faire chier en retour, c’est mathématique ! Tu te rappelles les multiplications ? Moins (-) fois (x) plus (+), ça fait moins (-). Autrement dit :

:=)    x     :=(     =     :=(

Cache toi comme un lépreux !

Mon dernier conseil, si malgré tous ces risques et toutes ces étiquettes tu décides quand même de poursuivre le yoga, que tu notes des améliorations physiques ou mentales, ou que tu ressens que ton niveau d’énergie ou de bonheur s’améliorent surtout, je dis bien surtout : ne le dis à personne ! Cache toi comme un lépreux ! Pourquoi me demandes-tu ? Relis le risque # 3. Le bonheur, ça fait chier, c’est mathématique !   ;=).

Si tu fais du yoga, cache-toi comme un lépreux !


Quant à moi, je suis malheureusement fini. Tombé dans le yoga quand j’étais petit (ou presque). Aujourd’hui, par ce témoignage, mon unique espoir est de convaincre mes pairs masculins des risques sérieux associés à la pratique du yoga, des effets néfastes de la remise en forme, et des dangers reliés à chasser les nuages qui sommeillent en vous. De tout cœur, je vous souhaite de ne jamais vous mettre au yoga, au risque d’y prendre goût ;=).

*C.Q.F.D. : abréviation mathématique, ce qu’il fallait démontrer.


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